Au pays des combats de coqs

La saison 2013 des tétras lyre fut laborieuse : 5 tentatives furent nécessaires pour réaliser des photos. Et un bon paquet de galères :

– Première tentative de repérage : j’en ai déjà parlé dans un ancien billet  (Ici).

– Seconde tentative : j’ai fait demi tour à cause de la quantité de neige trop importante, et du risque d’avalanche

– Troisième tentative : après 1h30 de marche la pluie s’abat sur moi… retour à la maison

– Quatrième tentative : Je galère pour monter, avec un sac chargé comme un mulet (et encore même un mulet refuserait de monter avec un sac aussi lourd !). J’arrive en haut épuisé, après 2h45 de marche et à peine une petite demie heure avant qu’il fasse nuit. Je galère à planter ma tente sur la neige ( NDLR : les sardines ne tiennent pas dans la neige !). Et pour couronner le tout : je casse mon réchaud en le vissant sur la cartouche à gaz. Heureusement qu’il reste de la chartreuse pour se réchauffer le cœur ! Tout ça pour sortir une photo de loin le lendemain matin :Tétras Lyre

La cinquième tentative fut la bonne : 23kg dans le sac à dos (environ 1/3 de mon poids), 2h pour monter les 1000m de dénivelé sur 5km de long… On est loin des 39 minutes du vainqueur du Kilomètre Vertical des 3 jours de chartreuse le 9 Mai dernier !

Arrivé sur place je repère les traces de tétras lyre sur la neige et replace ma tente par rapport à la fois précédente. Un vrai petit hôtel 3 étoiles pour passer la nuit sur la neige :

Affut tétras lyre

4H15 : le réveil sonne : Je sors mettre en place mes filets par dessus ma tente, j’installe mon trépied et mon boitier, je me pose et j’attends.

5h15 : un premier coq se pose juste derrière ma tente. L’émotion est à son comble, un second tétras lyre survole ma tente et se pose au même endroit que le premier. Je peste en me disant que je me suis mal placé et que tout se passera derrière moi. De toute façon impossible de bouger. Pendant 20 minutes, je les entends se battre dans mon dos, jusqu’à ce qu’un coq remonte la pente en marchant et en passant juste à ma gauche. Il fait trop sombre et je ne peux pas faire de photos.

6h15 : après 30 minutes à observer les combats, je suis aux anges, j’en ai pris plein la vue. C’est un souvenir que je ne suis pas prêt d’oublier ! La lumière est suffisante, je peux enfin faire des photos. La fête commence !

Tétras Lyre dans la neige

combat de tétras lyre

Parades du tétras lyre

Tétras Lyre Chartreuse

Parades du Tétras Lyre

Les coqs sont calmes : ils roucoulent, chuintent, mais les combats sont plutôt rare. Ils ne sautent pas dans tous les sens, ils sont quasi immobiles. Mais parfois un coq vient se promener près de moi :

Parades du tétras Lyre en chartreuse

6h40 : Les premiers rayons du soleil commencent à arriver …. et la matinée n’est pas terminée !

— A suivre —

 

4 réflexions au sujet de « Au pays des combats de coqs »

  1. Jeannot

    c’est une vraie expédition à te lire !
    Un beau début de série, vivement la suite que l’on ait du soleil !

    Bravo a Toi

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  2. jussac

    hello, tu mérites largement cette observation et ces clichés, un récit passionnant, bravo.
    J’attends la suite ………………………….Doms

    Répondre
  3. Fred

    Salut Tom,

    déjà un beau début de matinée!
    on attend la suite avec impatience…

    Pour info, concernant mon affût, je dors effectivement dedans, soit en chien de fusil en diagonale, soit avec les pieds à l’extérieur, et c’est nettement plus confortable. Mais sursac conseillé, voir obligatoire…
    à noter aussi qu’il n’y a pas de sol dans l’affût.
    Le tragopan est beaucoup plus petit, je n’imagine même pas dormir à l’intérieur… (ou alors avec les pieds dehors)

    Bonne chance pour la suite!
    Fred

    Répondre

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